20 août 2009
Cours de Photo Août-Septembre 2009
Le mois d'août à Paris est propice à la balade photo : moins de trafic, de belles soirées...
Venez participer, un soir ou un weekend, vous êtes les bienvenus !
18 août 2009
Nikon D300 ou Nikon D700 : DX contre FX
La sortie du Nikon D700 a réalisé le rêve de tout Nikoniste qui se respecte : un plein format 24x36 (dénommé "FX" par opposition au "DX" 18x24 mm) à la hauteur des optiques fixes de la marque.
Enfin, nous pouvons retrouver la pleine valeur des 20mm, 28mm, 35mm, 85mm qu'on utilisait avec bonheur sur nos F5, F100 et autres F3.
Mais le prix du boîtier D700, s'il n'a rien à voir avec celui d'un D3, reste cher : 2000 euros.
Le dilemme est le suivant :
- conserver son D300 au format DX et (ré)investir dans des objectifs DX dont l'avenir n'est pas garanti,
- acheter un D700 pour passer au format FX et (ré)utiliser les focales plein format de la marque.
Le format DX du D300 se comporte comme un "doubleur naturel" (x1.4) qui transforme un 180mm/2.8 en 270mm/2.8. C'est une aubaine pour qui veut voyager léger et faire de la photo animalière par exemple.
Reste à compenser ce facteur multiplcateur par un grand angle type 12-24mm qui deviendra un 17-35mm.
Le Tokina 12-24mm f/4 est une alternative au Nikon 12-24. Le Tokina est solidement construit, confortable d'utilisation et produit des images de haute volée dont personne n'ira se plaindre à moins de passer des heures inutiles devant Photoshop à essayer de couper les cheveux en 8... en oubliant au passage que pour un comparatif digne de ce nom, il faut shooter sur trépied ce qui n'est pas toujours le cas dans la vraie vie !
Un kit D300 + 12-24mm f/4 Tokina + 35mm f/1.8 G + 55-200 VR f/4-5.6 G, couvrant toutes les focales avec une bonne qualité optique, coûte environ 2000 euros.
Avec un D700, vous aurez dépensé cette somme pour le boîtier nu...
Moralité : ne nous précipitons pas sur le plein format. Celui-ci va se démocratiser, entretemps le D300 permet de faire de très bonnes images. Et pour retrouver le plaisir d'un grand angle focale fixe, il suffit de charger un peu de diapo dans un bon vieux F3 ou F70...
15 juillet 2009
Contax T2
Le Contax T2 est un peu le petit frère du Contax G2. Ici, le cahier des charges était : mettez un Planar (célèbre formule Zeiss pour une focale de 35 à 45mm) sur un compact, en conservant le contrôle de la mise au point et du diaphragme. Le T2 relève le défi avec une ergonomie pertinente et un design réussi. Il pèche par un AF un peu lent et une optique en léger retrait par rapport à ce qui se fait de mieux, mais on reste dans l'univers Zeiss : couleurs saturées et contraste remarquable.
La construction est irréprochable : titane, grip proéminent en caoutchouc mat, assemblage parfait.
Sur le capot, on trouve :
- une molette de mise au point qui sert également à allumer le T2. On peut régler la distance de l'infini à 0,7m. Cette distance minimale est un peu décevante (on aurait bien aimé 0,5 ou 0,45m, soit la distance à bout de bras permettant de se prendre en photo).
- un curseur pour le retardateur
- un compteur de vues très lisible
- une curieuse molette "en creux" permettant de corriger l'expo (+/-2 EV par demi valeurs). On a droit à un indicateur "+-" dans le viseur. Bien joué !
Voilà, on a déjà fait le tour des boutons (sobriété remarquable du design Contax que décidément je plébiscite).
Vous me direz, où règle-t-on le diaph, le mode programme et le mode flash ?
C'est là le génie de l'appareil : sur l'objectif rétractable, il y a une minuscule mais VRAIE bague de diaph !
Les ouvertures 2,8 à 16 sont accessibles par réglage manuel. Plus précisément, de 4 à 16, car le cran 2.8 (indiqué en vert) correspond au mode programme. Autrement dit, l'accès à la pleine ouverture n'est possible que dans ce mode. Un peu dommage.
Le mode flash est accessible par cette bague, avec 2 positions (pré-éclair ou flash simple). Ainsi, le T2 ne flashe que quand on le lui demande. C'est un prérequis pour un compact se voulant "pro".
Le viseur (réellement excellent) est le plus lumineux que j'aie vu sur un compact : mieux que GR1, 35 Ti et mieux que G2 ! La vitesse y est surimprimée en beaux caractères rouges. En revanche, il n'indique les vitesses que par plages : 500, 125, 60, 30 puis LT pour les vitesses plus lentes. Le viseur indique par une diode verte si la mise au point est effectuée.
L'allumage se fait d'un coup de pouce droit sur la molette AF. Il est très rapide (moins d'une seconde). Le déclencheur est un peu sensible (la position mi-course est parfois difficile à maintenir). Il y a un certain retard au déclenchement, même en mise au point manuelle. Mais l'appareil est plutôt silencieux.
La qualité optique est excellente contrairement à ce qu'on peut lire ça et là. OK, on n'a pas un Summicron, mais que demander à un compact pesant 3 fois moins lourd et valant 10 fois moins qu'un objectif Leica nu ?
Olan, massif des Ecrins, juillet 2009. Fuji Velvia 50. Notez le très bon rendu du soleil, mais le vignettage marqué (coins sombres).
Le bokeh (flou des zones hors mise au point) est très bon. Le rendu en pose longue est séduisant.
Seattle, juin 2009. Sur ces images, le vignettage n'est pas gênant.
Les + :
Construction. Viseur. Ergonomie. Disponibilité. Discrétion. Joli rendu des couleurs et du modelé.
Les - :
AF un peu lent. Mesure pondérée seulement. Vignettage. Ouverture 2.8 en mode P seulement.
En conclusion, malgré ses défauts, le Contax T2 brille par son design, son viseur et son confort d'utilisation pourvu qu'on ne lui demande pas ce qu'il ne sait pas faire, à savoir se comporter comme un reflex. Nous sommes ici au royaume de l'intuition et de la spontanéité. Pas étonnant qu'il soit la coqueluche de certains photographes de mode...
Très Recommandé
*****
08 juillet 2009
Nikon 28 Ti
Le Nikon 28 Ti est le petit frère du 35Ti. Appareil vitrine de la marque dans les années 90, à l'époque où les constructeurs se tiraient la bourre (Minolta TC1, Contax T2, Leica Minilux, Ricoh GR1...), il n'a pas échappé à la surenchère. Néanmoins, Nikon a su garder la tête froide quand à la qualité optique. Nous avons affaire ici à un superbe compact grand angle argentique.
Le 28Ti ne se différencie du 35Ti que par sa focale (28mm) et son bouton de mode flash : là où sur le 35Ti on doit bêtement maintenir un bouton appuyé pour couper le flash, le 28Ti adopte un judicieux curseur à 3 positions (comme sur le GR1). C'est d'ailleurs une des raisons qui m'ont poussé à me le procurer.
En termes d'ergonomie, on retrouve les mêmes caractéristiques que le 35Ti (voir mon article à ce sujet).
La qualité optique est irréprochable pour un compact. On retrouve du vignettage (logique avec une construction non rétrofocus) mais le piqué est digne du 28mm reflex. L'objectif résiste par ailleurs bien au flare lorsqu'on met le soleil dans le cadre. La portée du flash est correcte. La mesure multizones garantit des diapos bien exposées. La pile CR123 tient plutôt bien le coup dans le froid.

Mount Shuksan, USA, juin 2009. Nikon 28Ti, Fuji Velvia.
En conclusion, le 28Ti ne pèche que par son prix, mais celui-ci est en partie dicté par sa rareté sur le marché de l'occasion. En-dessous de 500 euros, il constitue selon moi une très bonne affaire pour qui veut voyager léger et disposer d'un 28mm de qualité professionnelle. Si le 35mm suffit, le 35Ti apportera tout autant de satisfaction pour un prix plus serré.
Recommandé
****
07 juin 2009
Quel compact argentique choisir ?
Déjà heureux propriétaire d'un Contax G2 d'un Nikon 35 Ti et d'un Ricoh GR1 je viens de me procurer un Contax T2. 
De gauche à droite : Contax G2, Contax T2, Nikon 35Ti, Ricoh GR1
Mettons de côté le G2 à objectifs interchangeables, dont la philosophie n'est pas la même.
Pourquoi multiplier les compacts argentiques ?
D'abord, pour pouvoir charger l'un en couleur et l'autre en noir et blanc, par exemple. De nos jours le prix du film augmente doucement mais sûrement, autant ne pas le gâcher en rembobinant avant la fin...
Par ailleurs, deux boîtiers T2 et 35Ti de 300 grammes chacun pèsent moins qu'un G2 et 2 objectifs 35 et 45mm... En cas de panne de l'un, il reste l'autre.
Multiplier les appareils, c'est multiplier les dilemmes. Certes. Mais chcun de ces appareils (dont les optiques rivalisent en qualité) a son domaine de prédilection.
Le Nikon 35Ti est, outre un objet ultra-bobo avec son affichage analogique, un expert de l'exposition. Avec sa mesure matricielle, il ne rate rien. De plus, il indique toutes les vitesses d'obturation (1/6s, 1/8s, 1/10s etc) là où le T2 et le GR1 donnent des fourchettes. Enfin, il a un mode T très pratique pour les longues poses. Je l'emporte pour les voyages exceptionnels (Népal...) et la montagne. Son petit frère le Nikon28Ti est similaire avec l'avantage d'un grand angle et d'un mode flash mieux conçu. Il est cependant beaucoupl plus difficile à trouver - et bien plus cher.
Le Contax T2 est un peu plus discret (moins bruyant et plus anodin). Il est davantage orienté "Focus" avec sa molette de mise au point manuelle, son indicateur de mise au point dans le viseur. Je pense qu'il est particulièrement adapté à des ambiances faible lumière, car son viseur (réellement excellent) est un peu plus lumineux que celui du 35 Ti, et son mode flash est plus astucieux (désactivé par défaut en mode programme, activable sur la bague de diaph). Je l'utilise pour le reportage et les photos de famille.
Le Ricoh GR1 a l'avantage du 28mm. Je l'ai beaucoup utilisé entre 2003 et 2006, puis il a lâché. Pas évident de le réparern et il se fait rare sur le marché de l'occcasion. Avec le recul, c'est un très bon boîtier mais au viseur indigne de l'optique, et (mais c'est personnel) au design moins attachant. Je lui substituerai bientôt un Nikon 28 Ti. On y reviendra ;)
En résumé :
- les meilleurs résultats en termes de qualité d'image : Nikon 35 Ti et Nikon 28Ti
- la meilleure ergonomie et qualité de construction, et le meilleur viseur : Contax T2
- le meilleur compromis légèreté/fonctionnalités, avec un grand angle : Ricoh GR1
09 avril 2009
Strombolien
Peu d'endroits de la planète offrent un tel spectacle. Et le Stromboli est en représentation tous les soirs...
15 mars 2009
Dents du Midi
Une course magnifique mais qui se mérite un peu au niveau physique et technique.
10 février 2009
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Si Téhéran peut être un vrai cauchemar pour le voyageur en transit, Esfahan est assurément plus relaxante.
09 février 2009
Le jour où nous avons remis les peaux 6 fois
Un jour à marquer d'une pierre blanche.
Remonter 6 fois en haut de ces pentes, pour les skier encore et encore... 
Dezdak Mounts
Quelque part dans l'immense chaîne des Zagros. Tout reste à explorer ...






