21 octobre 2008
NIkon 35 Ti
Depuis que mon Ricoh GR1 a rendu l'âme au Kilimanjaro, je n'avais plus de compact argentique. N'ayant pas trouvé de GR en occasion, je me suis tourné vers un 35Ti, encore un de ces boîtiers qui nous faisaient tous fantasmer dans notre jeunesse et qui désormais sont bradés sur le net. L'explorateur norvégien Borge Ousland m'avait confié utiliser ce petit parpaing lors de ses balades de quelques mois dans les régions polaires... De quoi attiser encore davantage ma curiosité. Voilà donc l'animal.
Première prise en main : le Nikon est une bonne vieille brique de titane, nettement plus lourde que le GR1. Mais son encombrement reste bien moindre que mon Contax G2 monté avec un 45... On est donc encore dans le domaine des compacts. Et question finition, il n'y a vraiment rien à redire.
A l'allumage, l'ergonomie est bonne : bouton on/off rotatif à 3 positions (modes A, P et pose T) manipulable avec des moufles (j'ai fait le test) et surtout viseur clair et lumineux, un modèle du genre, bien plus agréable que celui du Ricoh qui fait un peu "plastique". On y lit de gros caractères LCD bien visibles sans être gênants, et ils s'éclairent la nuit... vraiment superbe !
Et voici ce fameux tableau de bord analogique, unique au monde : non, ce n'est pas une montre Tag Heuer, c'est un appareil photo Nikon... Une bonne idée, qui fait sens à l'usage. On y visualise d'un coup les infos distance/diaph/correction d'expo, le nombre de vues restantes, le nombre de secondes de la pose T... Et ce, même par temps hyperlumineux, lorsque les LCD avouent leur défaite... Très sympa.
Bon, c'est pas tout, maintenant faut voir ce que ça donne sur la table lumineuse.
De retour du lab avec mes 2 premiers rouleaux. La mesure d'expo est fiable (c'est la mesure matricielle du F90 !). Ci-dessous des images prises en mode P sans correction : le 35Ti s'en sort comme un grand.

Le piqué et le contraste sont également au rendez-vous ; le 35 est sans conteste d'un niveau équivalent (je dirais même meilleur) que son grand frère reflex. Surtout quand on pense qu'en l'absence de miroir reflex, on accède au 1/8ème de seconde à main levée... Peu de distorsion comme vous pouvez le constater sur les pavés et la rampe d'escalier ; et à peine un peu d'aberration chromatique. Bref, du bel ouvrage.
Le flare est bien maîtrisé. Pour les diapositives (ici Velvia 100), une petite correction de -1/3 ou -2/3 IL est de mise. Hmm, il va falloir y repenser à chaque fois... Et non, bonne surprise : le 35Ti se souvient de vos réglages même après mise hors tension ! Bravo.

Le 35 Ti est donc loin d'être un gadget... Que peut-on lui reprocher ? Son AF central, primitif comparé à un D40 ? Son poids, antédiluvien comparé à un Ixus ? Sa focale de 35mm, à laquelle certains préfèreront le 28 ? Son petit bruit, bien loin des motorisations ultrasoniques modernes ? Ou encore sa vitesse max de 1/250s ? Personnellement, je trouve cet appareil très attachant, unique et abouti. C'est là un excellent bloc-notes de voyage, et sans conteste un très bon complément à une gamme reflex. Sans parler du succès assuré dans les soirées bobo... :o) Le 35 Ti n'est peut-être pas le meilleur compact argentique du XXème siècle, mais il est sans doute sur le podium.
Très Recommandé *****
Commentaires
Je vois assez bien ce que tu veux dire à la fin ;-)
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